« L’âge moderne représente le triomphe de la médiocrité collective. »

Hier et Demain, 1918

 

Polymathe français, Gustave Le Bon a innové dans de nombreuses sciences humaines tel que l’anthropologie, la psychologie, la médecine et tout particulièrement la sociologie. Médecin de formation, il participera à la guerre franco-prussienne puis les événements qui en découlèrent à Paris. Ceux-ci changeront profondément sa vision de l’être humain, notamment son comportement en groupe.
Le Bon avait vu l’industrialisation massive de l’Allemagne fin XIXe, et la mentalité antisémite de l’époque se manifestant en France par la polémique de l’affaire Dreyfus.
Ses travaux, bien que le produit de leur époque, sont restés très pertinents.

     Très influent au début du XXe siècle, Gustave Le Bon n’est malheureusement resté connu du grand publique que pour son œuvre Psychologie des foules de 1895Elle est en partie une synthèse du plus conséquent ouvrage de 1881 L’Homme et les sociétés, une référence pour Emile Durkheim.
Cette tendance à synthétiser le Bon en est devenu un maître. On retrouve notamment cette habilité poussée à l’extrême dans Hier et Demain, publié en 1918.

 

 

 

(Indisponible) Hier et Demain, Pensées brèves.

Bien que célèbre avec « Psychologie des foules », Gustave Le Bon n’est devenu une référence en sociologie qu’après avoir étudié l’anthropologie, l’archéologie et les sciences naturelles théoriques. Jusqu’à la fin de sa vie, il n’a jamais cessé d’innover.
Il anticipera notamment la théorie de la relativité d’Einstein dans son ouvrage « l’Evolution de la Matière » de 1905. Einstein se disait stupéfait de l’intuition avec laquelle Le Bon avait pressenti l’avenir de l’énergie nucléaire. Freud avait été marqué par ses travaux sur l’inconscient collectif. Theodore Roosevelt, Churchill, Foch et Joffre étaient fascinés par celui que son grand ami Clemenceau qualifiait de « grand débroussailleur d’idées ».
Cette capacité à raisonner, Le Bon la cultive dans son recueil d’idées « Hier et demain ». Une compilation de propositions qui invitent le lecteur à réfléchir sur la condition de l’homme et la place qu’il occupe dans la société. Ces conclusions de faits multiples synthétisent de longs discours et amènent directement à la réflexion.

 

Pieter Brueghel l’Ancien, Le Combat de Carnaval et Carême, 1559, huile sur panneau de bois

Fermer le menu