« Je suis enclin à croire que cette terre est celle que Dieu donna à Caïn »

 

Originaire d’une petite commune de Bretagne, grand navigateur et intrépide aventurier, c’est en 1534 que Jacques Cartier embarque pour le Canada. C’est grâce aux mensonges de l’évêque de sa commune, vantant les mérites du matelot au cours de ses prétendus voyages au Brésil, il recevra une commission du Roi de France, François Ier, pour ce voyage.
Il entreprendra un second voyage en 1534, puis un dernier en 1541. On attribue à Jacques Cartier la découverte du Québec et de manière plus générale celle du Canada. Premier explorateur du Golfe de Saint-Laurent, ses cartes seront un atout pour la France, elles permettront aux français d’occuper l’arrière-pays d’Amérique du nord durant deux siècles.
Jacques Cartier a instauré les bases du vocabulaire pour communiquer avec les indiens de cette région et a largement inspiré les écrivains français par les récits de ses voyages. A la fin de sa vie, il sera anobli avant de décéder, sans doute de la peste, en 1557. Sa sépulture sera découverte en 1949 au cours des rénovations de la Cathédrale de Saint-Malo.

Au cours de son second voyage, il visitera Hochelaga, une ville fortifiée au pied d’une colline qu’il baptise Mons Realis (le latin pour Mont Royal), la même colline qui domine aujourd’hui Montréal. 70 ans plus tard, l’explorateur Samuel de Champlain constatera que les indiens ont déserté les lieux, le village a disparu et la population a émigrée. De nos jours, les archéologues attestent des guerres et des épidémies qui ont marqué la région, tout comme l’épidémie du scorbut, la « maladie » mentionnée dans son récit.

 

 

Brief recit de la navigation faicte es ysles de Canada
La découverte du Canada

1535, Jacques Cartier largue les amarres au port de Saint Malo en direction des terres sauvages du Canada. A travers son périple sur le fleuve Saint-Laurent, il rencontre les tribus indiennes, les conflits, la religion, la mort et bien d’autres péripéties mouvementées auxquelles le héros va faire face.
Dans sa langue d’époque, Jacques Cartier condense en un court ouvrage, son second voyage mouvementé au Nord du continent Américain dans lequel il y raconte ses relations avec les Amérindiens, son équipage, les animaux, la nature et les différents conflits provoqués par cette intrusion de colonisateurs Européens Chrétiens dans ces terres peuplées de tribus indiennes, d’animaux sauvages, de croyances hérétiques et ponctuées de maladies mortelles.
Un récit des plus captivant, illustré et équipé d’une table des matières interactive. Ce livre formaté avec précision, vous plongera dans la peau d’un explorateur du XVIe siècle en terre inconnue, et vous fera revivre la véritable aventure de Jacques Cartier.
Attention, ce récit est écrit en ancien français. Même si son vocabulaire est d’une immense richesse et donne un aperçu de la littérature française du XVIe siècle, certaines phrases peuvent être difficile à comprendre, mais le sens du texte ne se perd pas.
Passage du livre ;
« qu’il y avoit tant de glaces et de neiges qu’ilz mouroient tous. Desquelles parolles nous prinsmes tous a rire, et leur dire que leur dieu Cudragny n’estoit que ung sot »

Albert Bierstadt, Puget Sound on the Pacific Coast, 1870, huile sur toile

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